Le festival Les Mouillotins revient en 2022 pour sa 20ème édition. Rendez-vous les 10 et 11 juin 2022  à Saint-Poix (53)


Vendredi soir


The Balek Band est un groupe nantais qui explore la musique, ses sonorités et ses possibilités de combiner instruments acoustiques et machines électroniques.
Les rythmiques syncopées induisent une immédiateté favorable à la danse. Leurs mélodies exotiques s’étalent sur des textures acides presque cachées, des voix lointaines murmurent et la musique se construit. Ils amènent leur public dans leur paysage sonore riche où les modulations acides du club rencontrent les incantations des traditions.
Une sérieuse invitation à la danse !


« Les Vibrants Défricheurs » découvre par hasard chez un disquaire toute une collection de musiques traditionnelles enregistrées dans le Caucase des années 60 à 90.

Depuis, il se passionne et s’approprie patiemment ce langage musical, jusqu’à le rentrer dans la peau de RÉDÈR NOUHAJ, un spectaculaire One-Man Band instrumental. (ROULEMENT DE TAMBOUR TCHÉTCHÈNE!) Il y frotte ses multiples violons et les accompagne aux pieds et aux genoux d’un tapan bulgare, d’une malle de voyage, d’une « basse aux pieds » accordéonique et de moult bizarreries sonores bricolées : cheval-rouet, poule à facette, masques grelots… Étrange personnage, musicien atypique, musicien exceptionnel, du cinéma pour les oreilles…


FOREGLOW TO SUNDOWN – LIVE TOUR
Degiheugi et Flo the kid se sont alliés pour construire un live puissant, Foreglow to sundown, qui nous emmène au fil des tracks dans leurs univers respectifs à la recherche d’un groove commun à transmettre au public.

Collectionneur de sons, explorateur du sample idéal, Degiheugi exhume depuis 2001 des pépites encore brutes, sommeillant dans les abîmes du Web et sous la poussière de vinyles marquant les décennies passées. L’infatigable digger, a sorti en avril 2021 son dernier album, Foreglow, rempli de titres trip-hop plein de rythmes funk et de soleil.

Dans cette nouvelle aventure, il est accompagné sur scène par Flo the kid, un MC anglophone à la plume sensible et authentique qui allie à la perfection show à l’américaine et élégance à la française. Fort de sa tournée avec Møme sur les plus grandes scènes de France suite à leur featuring sur le titre « Rêve », il sait haranguer les foules et les faire chalouper comme personne.


Un savoir-faire ? Ce doux quinquagénaire franco-britannique au crâne lisse sourit, gentiment moqueur : « Il y a tellement d’outils si faciles qui permettent de sortir des albums alors que l’on est
encore en phase d’apprentissage ou d’acquisition que beaucoup se brûlent les ailes.

Il pratique le niveau expert dans tous les compartiments du jeu… Flox sait si bien combien son chemin a demandé de patience, de précision et de passion. Il y a quelques décennies, il sort diplômé en reliure de ses cinq ans à l’École Estienne. Il est en pleine période punk et ne se voit pas travailler pour les vieux clients bourgeois des
relieurs. Alors il devient informaticien et son premier salaire sert à payer la première traite d’une table de mixage à 25000 francs. Après tout, Florian Gratton n’a jamais manqué de détermination et sait prendre des décisions tranchées. Avant lui, sa mère moitié kabyle, moitié française, s’est évadée en Grande-Bretagne à l’adolescence, a rencontré un acteur moitié anglais, moitié irlandais et ne revient en France qu’après la victoire de Mitterrand à la présidentielle de 1981. Florian a onze ans et se met à la batterie, son premier instrument. Peu à peu, il saura jouer d’un peu tout. « Je suis plus curieux que vraiment multiinstrumentiste. Je n’apprends de chaque instrument que ce qui me suffit pour faire de la musique.
C’est un apprentissage ciblé. Il me faut des notes bien appuyées et bien placées. »
Qu’on ne s’attende pas à une trajectoire classique de reggaeman. Sa porte d’entrée pour la musique jamaïcaine est franchement britannique avec Police, avant le drum’n’bass et le choc de la dub poetry de Linton Kwesi Johnson. « À part ça, j’ai autant été nourri de Bob Marley que des Pink Floyd. » À vingt ans, commence le temps des groupes. À trente ans, il dirige une batucada de trente percussionnistes. Mais il s’est fixé comme un cap de faire son premier album avant trente-cinq ans. Take My time. Dix titres conçus et enregistrés avec tout le sérieux d’un square. Mais personne n’en veut, jusqu’à ce que Maxime Péron, cofondateur d’Underdog Records, trouve la maquette de Flox au fond d’un carton dans un bureau d’une autre maison de disques. Et ce nu reggae totalement inattendu commence, la même semaine, à être diffusé par Nova, France Inter et FIP – « les radios que j’écoutais ». Depuis, Flox est devenu un carrefour de cultures musicales et d’expériences. Il a déposé presque mille titres à la Sacem quand il travaillait pour la publicité, il produit des projets de Vanupié et Jason Mist… Quant à ses propres productions, « il faut que j’entende quelque chose. Ce peut être une ligne de basse, un oiseau, quelqu’un qui siffle dans la rue, une phrase à la radio – il n’y a pas de règle. » Et alors, il construit patiemment ses titres en studio, les remettant volontiers en chantier pour la scène. L’essentiel, c’est la simplicité, la clarté, l’efficacité. Que chaque sensation soit énorme !


Rootystep & Mac Gyver au contrôle, Merry à la trompette : STAND HIGH DJ SET c’est une carte blanche aux deux fondateurs du crew, une plongée dans l’histoire des dubadub musketeerz, un show dub, roots, reggae digital et bien plus, construit autour de morceaux exclusifs récents jamais entendus et de dubplates incontournables. C’est du frais, du classique remanié, des effets triturés en live, de la trompette en improvisation totale. Sans concessions ni limites, l’équipe navigue entre les styles et expérimente sur l’instant pour offrir une expérience inédite à chaque représentation !



Samedi soir


Des chansons à raconter ou des histoires à chanter, c’est selon…

Guitare en bandoulière et un poil rêveur, il fait ce qu’il aime « Chanter ses chansons ».


C’est à l’ère du confinement que la connexion se fait virtuellement entre Bazbaz et Manudigital.Bazbaz présente un mélange personnel de chanson à base de blues, de reggae, et de rock. Son ton détaché, ses textes au parfum doux-amer et son amour des femmes rendent ses chansons particulièrement attachantes. Beatmaker et bassiste spécialisé dans le Reggae digital, Manudigital s’est imposé au fil des années comme un producteur incontournable sur la scène internationale, collaborant avec une pléiade d’artistes et développant de nombreux concepts vidéo à travers le monde.C’est ainsi que, d’une rencontre virtuelle sur Instagram en mode confinade, va naître un EP bien réel : #LoveBordel. Un projet commun entre Bazbaz et Manudigital.

« En gros reggae addict ça fait un moment que je kiffe le son de Manudigital. Et sa formule digital session me fait délirer, se mettre avec un p’tit clavier sur les genoux dans les rues de Kingston, New York ou les trottoirs de Manille et faire chanter des mecs incroyables live and direct, il faut avoir des… couilles ! » nous dit Bazbaz.De leur respect mutuel va naître instantanément l’idée de faire des chansons ensemble. Sans se connaître, sans jamais se rencontrer, pour cause de confinement, les deux musiciens commencent à composer 7 titres qu’ils enregistreront en quelques mois, auxquels viendront s’ajouter 2 versions dub savamment concoctées par Manudigital. « Que du kiffe » disent-ils en chœur !#LoveBordel c’est un subtil mélange de leur deux univers, une rencontre entre la chanson française et le dub pour un résultat, chaud, planant et sexy qu’ils ont hâtes de vous faire découvrir !Strictly Reggae, Strictly Lover, Strictly Digital.


LE RETOUR DU JOHNNY CASH DU 9-3 !
J’ai débarqué dans ce foutu terrain vague à Montreuil, la caravane au cul d’une camionnette conduite sans permis.
Novembre, la pluie, la boue…

J’ai réappris la vie dans ce décor de rêve : un cirque abandonné, des ânes, des arbres qui refleurissent au printemps, des roms qui ont mis les voiles depuis mais qui sont restés mes frères, des bandits, des voyous.

Il y a aussi Blacky qui gère le courrier et qui répare nos tires.

J’étais venu pour faire du son et j’ai été servi : Kik Liard à l’harmonica, Rön « Droogish » aux guitares et Visten « Fatcircle » à la batterie. Des sauvages !

Avec eux des chansons sont venues et on est devenus des potes. On a surtout monté un crew redoutable
et infaillible prêt à tout déboîter sur scène.

Rock’n’Roll ma gueule !


Prenez un Ez3kiel, un Ultra Panda et un Quatuor Obane (panel aussi éclectique qu’éloquent !), et vous obtenez ce trio au nom étrange. Qu’en est-il donc? Musique complexe? Abstraite? Instrumentale? Dansante? Post-machin ou néo-truc? Tout en même temps? On peut dire ça …

Pour les amateurs de gros son, Grauss Boutique c’est plus la boutique des plaisirs que la boutique des horreurs (graus signifie horreur en allemand) ! Défouloir qu’on sent assumé, le trio arrive à allier habilement technicité et musicalité. Que ce soit dans les plans de guitare lyriques voire « shred » de Régis, la basse groovante et mouvante de JB, ou la frappe précise et massive de Stéphane, on trouve cette envie sincère de bouger les frontières. Empreinte de genres différents, leur musique pourrait ressembler à une créature du docteur Frankenstein qui aurait bu trop de Red Bull, esquissant avec aisance et naturel les pas de danse d’un Michael Jackson sur Meshuggah comme bande-son.
Inqualifiable sinon par l’énergie qu’ils déploient et qui les place inévitablement dans la sphère rock/noise/metal, ne soyez pas surpris de trouver des bouts de progressif, de new-wave (Sounds of Fathoms) ou de zouk dans leur musique. Avec un menu aussi riche sans être indigeste, l’auditeur n’a pas le temps de s’ennuyer.


Une batterie, une guitare, quelques effets, deux voix, nul besoin pour BAFANG d’autre chose pour embarquer le public dans un voyage empli de fort agréables turbulences sonores. Sur scène (Transmusicales, Papillons de Nuit, Beauregard, Reggae Sun Ska, Afrika Tage…) ou sur disque, comme sur leur explosif 1er album “Elektrik Makossa” (sortie automne 2020), les deux frères Enguerran et Lancelot, furieux pilotes de leur pirogue afro rock, nous entraînent sur les flots tumultueux d’un fleuve exubérant faisant de nous les témoins d’un spectacle unique qui réveille les esprits tout en faisant osciller les têtes et les corps.

Là, lorsque la puissance grasse du stoner vient se lover dans la douceur déchirante d’un blues du désert, quand les pulsations hard-rock viennent saturer l’air d’un groove aux contours world, l’étincelle peut alors se produire et transformer le cœur de ceux qui la contemplent en un magique brasier émotionnel. L’univers de BAFANG est semblable à un big bang vertigineux où l’énergie scénique et l’urgence rock de Royal Blood viendrait fusionner avec la flamboyante guitare d’Hendrix et où la chaleur du désert magnifiée par le blues de Tinariwen prendrait les festives couleurs du makossa de Manu Dibango ou du groove imparable d’Earth, Wind and Fire.


Après leur premier EP Catzilla, l’album Hot Kats et une tournée en Colombie et en Argentine, les BAJA FREQUENCIA nous présentent leur nouvel EP “SUDAMERICAT”
C’est autour d’un verre de Fernet ou d’Aguardiente avec de nombreux artistes locaux que l’idée de réunir ces collaborations exclusivement sud-américaines sur un seul et même disque est née lors de leur tournée en 2019. Deux ans plus tard et une crise sanitaire qui est venue perturber l’avancée du projet, l’EP voit enfin le jour.
Nous retrouvons donc des artistes Latino-Américains en featuring sur chacun des morceaux de cet opus tels que Frank Takuma & Kimbaya Ripuff de Colombie, Faauna et Chocolate Remix d’Argentine et bien d’autres encore !
Cet EP nous offre 6 morceaux taillés pour le dancefloor, une hybridation de beats typiquement sud-américains (reggaeton/ baile funk/cumbia) et d’influences plus propre au groupe (acid / techno/ juke / trap).
C’est dans une ambiance chaleureuse et explosive que les BAJA FREQUENCIA et le label CMR (Chinese Man Records) vous invitent au voyage et à bajar hasta el piso à travers « SUDAMERICAT »!



Vendredi & Samedi soir


VOLT est un groupe français originaire du Havre (Normandie).
Trio atypique formé en 2018 et composé d’un saxophone ténor, d’un saxophone
baryton et d’un batteur, il fonctionne aussi bien en acoustique que sonorisé.
Les compositions originales, chargées de mélodies accrocheuses, rythmes
frénétiques et solos cosmiques combinent jungle, jazz, techno, électro, fanfare : le
style DRUM’n’SAX est né.
Tonique et urbain, le résultat est bluffant et emporte l’adhésion du public dans
toutes ses performances.


BASS TONG #TECHNO ACOUSTIQUE
LE NANTAIS BASS TONG S’APPROPRIE DES OBJETS DE RÉCUPÉRATION COMME DES TUYAUX DE PVC POUR FABRIQUER DES INSTRUMENTS NON STANDARDISÉS AVEC LESQUELS IL FAIT RÉSONNER UNE TECHNO ACOUSTIQUE !
Dans la rue ou sur scène, cet ancien étudiant des Beaux Arts promène sa lutherie sauvage : « Tout
objet est une source sonore potentielle et pour transformer le trottoir en dancefloor, pas besoin de synthétiseurs hors de prix » ractonte-t’il. En résulte une musique de récup’ low tech, qui s’inspire de la techno domestique de « Jacques », des allemands du « Blue Man Group », ou encore des congolais de « Kokoko ». C’est cette « techno du pauvre » qui amène, en avril 2020, Antoine de Caunes à lui consacrer un mini reportage dans lequel il le lie à une nouvelle génération de musiciens/bricoleurs !
BASS TONG propose également des ateliers pédagogiques pour petits et grands, au cours desquels
il fabrique des instruments à partir d’objets de récupérations.